Bouvier bernois - LA DYSPLASIE
L'Enclos aux Anges - Elevage de Bouviers Bernois
La Dysplasie coxo-fémorale

Santé du bouvier bernois, illustration  dysplasie

La dysplasie de la hanche est une affection qui découle de la laxité excessive de la tête fémorale dans la cavité articulaire de la hanche. 

Elle touche surtout les chiens de grande race, dont le Bouvier Bernois. 
Les signes cliniques varient d'un chien à l'autre : galop en saut de lapin, boiterie postérieure, difficulté à se lever, démarche chaloupée, musculature postérieure atrophiée (le chien a des épaules plus larges que ses hanches). 
Mais le dépistage ne peut se faire que grâce à la radiographie
En l'absence de signes, la radio de dépistage ne doit se faire qu'à partir de l'âge de 12 mois minimum. La lecture officielle est réalisée par le lecteur du club de race.
Un conseil : ne faites jamais d'examen radiologique de la dysplasie coxo-fémorale pendant les chaleurs de votre chienne ainsi que 3 semaines avant ou après ; cette période entraîne une laxité ligamentaire naturelle pouvant fausser le résultat. 

Les différents stades (en France) sont :

A : exempt - B : presque normal - C : léger - D : moyen - E : sévère.

  • Les stades A et B signifient que le chien est indemne.
  • La dysplasie légère C, ne se verra souvent qu'à la lecture des radiographies et ne nécessite aucun traitement. 
  • Les symptômes de la dysplasie moyenne D, commencent vers 6 ou 7 mois. Le chiot boite souvent après une promenade ou a du mal à se lever après la sieste. Cette dysplasie peut se stabiliser si on entraîne le chiot à un exercice régulier et non fatigant : le but étant de fortifier la musculature au maximum pour qu'elle compense les problèmes d'articulations. Le mieux est le trot lent ou la nage. 
  • Le dernier stade de dysplasie E, n'augure rien de bon pour l'avenir du chien car à plus ou moins longue échéance, les pattes arrières vont se paralyser. De plus, le chien faisant des efforts pour se relever, appuie de façon très forte sur ses pattes avant, ce qui fait énormément souffrir les épaules. 

Personne n'est à l'abri d'une dysplasie coxo-fémorale.

L'articulation de la hanche est la plus compliquée du squelette et la plus longue à se terminer.
Elle a donc toutes les "chances" de souffrir des erreurs faites pendant la croissance. 

Tout commence bien avant la naissance par la sélection des parents. Ceux-ci ne doivent avoir qu'un stade de dysplasie A, B ou C (dans ce dernier cas, le partenaire doit être de préférence A, éventuellement B mais jamais C). Pas question de faire reproduire les stades D et E. Les risques de transmission génétique sont nettement diminués lorsqu'on a 4 générations d'ascendants exempts de dysplasie (si seulement c'était toujours aussi simple .... malheureusement les lois de la génétique ne donnent pas toujours une seule bonne réponse comme on serait en droit de l‘attendre face à  2+2=4!!). 

Les dérapages alimentaires sont souvent à l'origine de problèmes osseux. C'est pour cette raison qu'il ne faut pas chercher à tout prix à faire grossir son chiot, au contraire un léger rationnement ne sera que bénéfique. Il aura bien le temps dans sa 2ème année de s'arrondir. 

L’excès de sollicitations physiques durant sa 1ère année peut conduire à une mauvaise construction.

Interviennent donc : la base génétique, la vitesse de croissance, la qualité des ligaments, les angulations correctes des pattes, un bon dos, une bonne musculature, l'alimentation, les exercices physiques,... 
Vous vous rendez bien compte que personne ne peut vous garantir des chiots indemnes de dysplasie, on ne fait que mettre le maximum de chances de notre côté en espérant qu'avec une sélection rigoureuse les risques se minimisent. Ensuite on ne peut ni contrôler ni obliger les futurs propriétaires à bien respecter nos conseils.

Radio hanches ckiara, dépistage dysplasie chez le bouvier bernois




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